L'EST REPUBLICAIN 26 avril 2020

Embar : « Tout le monde reste ! »

Jean-Jacques Abbamonte a mis le rugby un peu de côté pour se consacrer à un rôle beaucoup plus social dans le cadre de la crise sanitaire.

Le manager du club de l’Aire urbaine Jean-Jacques Abbamonte, qui œuvre à sa façon au cœur de la crise sanitaire, fait une parenthèse sportive pour évoquer le bon bilan, malgré tout, de son équipe. Et veut croire que la saison prochaine s’annonce bien.

Quand il n’est pas au bord du terrain pour donner les consignes à ses chers rugbymen, Jean-Jacques Abbamonte prodigue ses précieux conseils auprès des enfants de la région montbéliardaise dans son son métier d’éducateur sportif. « Sauf qu’en ce moment, vu que tous les terrains, les gymnases et les écoles sont fermés, on ne peut travailler. Alors, avec mon collègue, on s’est proposé pour aller faire les courses des mamies très âgées. On se rend compte à quel point ces gens ont besoin de nous durant cette période compliquée », souligne le toujours chaleureux « JJ ». « Le rugby, on l’a forcément mis de côté. Même si tous les lundis, on se réunit… au téléphone pour faire le point ».

Justement, si on parlait en quelques lignes du bilan de la saison, qui s’est donc prématurément achevée à la mi-mars, alors que l’ultime ronde devait se dérouler ce dimanche 26 avril à Lons-le-Saunier. « Je considère qu’il est bon, même si nous avons dû attendre le mois de décembre pour commencer enfin une belle 2e  partie de saison », lâche Abbamonte.

L’Embar, après une victoire inaugurale, de justesse, contre le promu vésulien, a ensuite aligné six défaites de rang pour se retrouver à la dernière place du classement. La suite fut bien plus heureuse. L’équipe a fini la saison par cinq succès (et une fessée à Metz le champion !). « Au départ, le manque d’expérience nous a été préjudiciable. On a une équipe très jeune avec des joueurs du cru. Et puis, il y a eu une bonne assimilation au cours des entraînements, toujours dans une très bonne ambiance, j’insiste. Il y a eu le respect des consignes et surtout, tout le monde a tiré dans le même sens, au club, même quand les résultats se faisaient attendre ».

« Aujourd’hui, ce n’est pas le rugby qui nous manque le plus  c’est de se retrouver autour d’une bière et d’un barbecue ! »

C’est ainsi que l’Embar se classe 7e  de la saison. « C’est notre place. Même si on aurait pu jouer le top 5 sur la lancée de nos bons résultats ». C’est ce que l’équipe visera la saison prochaine. De belles perspectives sont là. « On a commencé de donner les clés du camion à nos jeunes. Ils progressent, il en arrive d’autres et la très bonne nouvelle, c’est qu’après avoir fait le tour des garçons, on constate que tout le monde reste ».

Peut-être que l’Embar aura les moyens « de se rapprocher un peu plus du quatuor de tête. Mais on ne changera pas notre politique. Bien sûr que ce serait bien, si l’on avait un ou deux joueurs de 30-33 ans qui viennent nous apporter leur expérience. Mais on sait aussi qu’on n’aura pas des mille et des cents au niveau budget en raison de la crise sanitaire ».

« Julien Vauvy ne jouera plus mais il va donner un coup de main à l’école de rugby. Benjamin Hirsinger arrête pour raisons personnelles. Mais on a deux jeunes qui reviennent comme Victor Outrey-Broihier et François Duriez », note Abbamonte. Avant de conclure : « Aujourd’hui, ce n’est pas le rugby qui nous manque le plus  c’est de se retrouver autour d’une bière et d’un barbecue ! C’est pour ça que là, on réfléchit surtout à la façon dont on va pouvoir se rassembler quand le confinement sera terminé … »

 


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