« Les bêtes noires, c’est dans la tête », « les malédictions, ça n’existe pas… »

Fédérale 3 – L’EMBAR se sort du piège…  EMBAR – Genlis : 28-20 (13-14)

Fédérale 3 – L’EMBAR se sort du piège…

EMBAR – Genlis : 28-20 (13-14)

Pour Genlis : 2 essais de Godot (20’) et Voisin (31’), 2 transformations et 2 pénalités (49’ & 67’) de Waterlot.

Pour l’EMBAR : 3 essais de Kava Kava (40’), Ozoux (45’) & Simon (60’), 2 transformations (40’ et 60’) et 3 pénalités (22’, 35’ & 54’) de Jeannin.

« Les bêtes noires, c’est dans la tête », « les malédictions, ça n’existe pas… »
Dans l’entourage de l’EMBAR, on avait bien tenté cette semaine de rationaliser cette inquiétante série de 5 défaites consécutives face à Genlis…
Malgré tout, lorsque Voisin concluait à la demi heure de jeu une belle combinaison au centre pour donner un deuxième essai d’avance à ses couleurs (3-14), on ne jurerait pas que le stade de Coubertin n’a pas songé un instant que l’histoire était en train de se répéter.
Et pourtant, la partie s'était plutôt lancée sur de bonnes bases pour les rouge et bleu. Ils avaient ainsi passé les 15 premières minutes dans le camp des « Tango », et s’étaient offert 2 nettes occasions d’essai par Bergoend, puis Kava Kava, avant que Jeannin ne tente de capitaliser ce temps fort sur une pénalité excentrée. Hélas, 2 en-avant et un vent capricieux avaient alors permis aux visiteurs de ne pas concéder le moindre point.
Encouragés par cette réussite initiale, ils allaient ensuite peu à peu reprendre le contrôle du match.
Dans un premier temps ils profitaient instantanément du carton jaune reçu par Koyamalbolé à la 20’ : Sur l’action qui suivait, un modèle d’action « large-large » permettait ainsi à Godot d’ouvrir le score en coin (0-7, transformation de Waterlot
Puis ils imposaient leur jeu et leur rythme pendant un gros quart d’heure. Fréquemment en difficulté sur les points d’impact, l’EMBAR rendait alors de trop nombreux ballons, et Voisin venait ajouter un second essai quasiment sans surprise, avant que Goarant ne laisse échapper un ballon de break après avoir franchi la ligne défensive nord comtoise…
La seule bonne nouvelle dans ce contexte difficile, c’est que les hommes de Laurent Mallard Salin ne paniquaient pas. Jeannin les ayant maintenus au contact sur 2 pénalités, ils réussissaient même à remettre la main sur le ballon lors des 5 dernières minutes de la période, qui se concluait de la meilleure des façons pour eux lorsque sur une pénaltouche
"sur la sirêne ", Kava Kava les ramenait à 1 petit point à la pause (13-14).

Soulagé, le public du stade de Coubertin allait respirer encore mieux dès le début de la seconde période : L’EMBAR semblait en effet revenue sur la terrain dans de meilleures dispositions. Dominatrice dans les collisions, de plus en plus capable d’enchaîner rapidement derrière les points de fixation, elle profitait en outre d’un choix tactique curieux de Genlis, qui refusait d’utiliser le vent en sa faveur pour tenter d’occuper le camp comtois…
Sur une touche à 10 m de la ligne Genlisienne, Ozoux avait ainsi très rapidement permis aux siens de repasser devant en s’extirpant du maul pour aplatir (18-14, 45’), et même si l’excellent Waterlot lui répondait quasiment dans la foulée pour ramener les siens à 1 point, on avait la nette sensation que la partie avait basculé.
La suite le confirmera, puisque pendant une bonne vingtaine de minutes Genlis ne reviendra plus dans les 22 m nord comtois
Maîtres du ballon et du terrain, les locaux réussissaient alors à franchir le premier rideau de plus en plus fréquemment, et à occuper le terrain au pied lorsque c’était nécessaire.
En toute logique, ils enfonçaient donc le clou par un essai en force de Simon, puis par une nouvelle pénalité de Jeannin (28-17, 60’)
Le mal était fait pour Genlis, qui réagissait pourtant en fin de match et se procurait quelques occasions près de la ligne de l’EMBAR, mais devait finalement se contenter d’une pénalité de l’incontournable Waterlot à 10’ du terme… Insuffisante pour accrocher le point de bonus.
Grâce à cette victoire, conjuguée aux défaites de Colmar et Nancy, L’EMBAR creuse un écart conséquent avec le premier relégable (12 points), et s’installe à la huitième place, avec un match en plus que ses rivaux à disputer.
Les « gamins » de l’entente ne sont désormais pas loin de signer un quatrième bail consécutif en fédérale 3… Qui l’eût cru à la fin du mois d’octobre, lorsqu’ils étaient « lanterne rouge » du championnat ?


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